Le limitazioni dell’Italia sul Web
Ci avviciniamo lentamente alle scelte del governo cinese. Meno sappiamo e meno girano informazioni pulite, meglio è.
“Rientrano nella definizione di servizio media audiovisivo i servizi, anche veicolati mediante siti internet, che comportano la fornitura o la messa a disposizione di immagini animate, sonore o non, nei quali il contenuto audiovisivo non abbia carattere meramente incidentale”.
E’ questo il grimaldello contenuto nel decreto del Governo su tv e Internet attraverso il quale si vorrebbero far passare una serie di controlli e di limitazioni alla tv su protocollo Internet, alle web tv e a piattaforme internet che usano l’audiovisivo a cominciare da You Tube. Una volta rientrati nella definizione generale di servizio di media audiovisivo, infatti, siti e piattaforme web che fanno un uso “non incidentale” di immagini video potranno essere soggetti alle norme e alle limitazioni tipiche delle piattaforme tv. A cominciare dalle autorizzazioni ministeriali: lo stesso decreto (art.17) prevede che diventi necessaria un’autorizzazione del Ministero anche per “la diffusione continua in diretta o live streaming e su Internet o web casting”.
Questo decreto è un vero scandalo. Oltre a questa norma anti web ci sono diversi regali a Mediaset (dalla pubblicità ai programmi digitali) e c’è l’eliminazione delle norme introdotte dai Governi Prodi a favore della produzione indipendente di fiction e del cinema italiano. Il tutto con un decreto che prevede solo pareri parlamentari “non vincolanti” e ancora una volta trasforma il Parlamento in una casella postale.
Oggi è cominciata la battaglia nostra, dell’Idv e dell’Udc nelle commissioni partlamentari. Nei prossimi giorni sono certo che la mobilitazione crescerà sia on line che off line.
http://www2.paologentiloni.it/
En Italie, polémique sur la restriction des vidéos sur le Web
LE MONDE | 21.01.10 | 15h15 • Mis à jour le 21.01.10 | 15h15Propriétaire d’un empire médiatique et président du conseil italien, Silvio Berlusconi n’en finit pas de mettre sa main sur les médias. A partir du 27 janvier, en vertu d’un décret qui vient d’être adopté par sa majorité parlementaire, les sites diffusant régulièrement des contenus audiovisuels devront désormais demander une autorisation au ministère des communications pour distribuer ces vidéos sur Internet.Pour justifier cette nouvelle législation, le gouvernement dit s’appuyer sur la directive européenne Télévisions sans frontières, qui considère ces sites comme des télévisions, et par conséquent les soumet aux mêmes obligations administratives. Nicolas D’Angelo, commissaire de l’Autorité des communications, a aussitôt souligné que ce texte n’a aucun lien avec la directive européenne. “L’Italie devient le seul pays occidental dans lequel une autorisation gouvernementale préalable est nécessaire avant d’utiliser ce genre de services, dit-il. Cet aspect fait planer un risque pour la démocratie.”
Ce vote a déclenché un tollé dans la Péninsule, où l’opposition et les blogueurs dénoncent un “décret liberticide” et “une atteinte inadmissible à la liberté d’expression”. Sur son blog, Paolo Gentiloni, ancien ministre démocrate des communications, affirme que “ce décret est un véritable scandale (…), une limitation incroyable de la façon dont Internet fonctionne”.
Derrière ce décret, les parlementaires de l’opposition pointent, une nouvelle fois, “le conflit d’intérêt” que cela représente pour le président du conseil qui est propriétaire, via sa famille, des trois principales télévisions privées italiennes. A la tête de l’exécutif, il contrôle également la RAI (le service public audiovisuel italien) et, à travers ce nouveau décret, il s’attaque aux sites de partage de vidéos en ligne. A terme, ceux-ci pourraient, en effet, faire de la concurrence à son groupe Médiaset en matière d’audience et de publicité. Il y a quelques mois, Mediaset a d’ailleurs attaqué Youtube devant les tribunaux, en l’accusant de diffuser des extraits d’émissions produites par ses chaînes.
Les responsables de Google, propriétaire de YouTube, se sont déclarés “un peu inquiets” par cette nouvelle mesure. Son responsable italien, Marco Pancini, plaide pour distinguer les sites qui ont une politique éditoriale et ceux qui, comme Youtube, ne proposent qu’un service d’hébergement.
Si le texte devait rester en état, les responsables de Google affirment qu’ils n’hésiteraient à porter le problème devant le Parlement européen. “Ce décret n’entend pas censurer l’information sur le réseau et encore moins influer sur la possibilité d’exprimer ses idées et ses opinions à travers les blogs et les réseaux sociaux”, a tenté de rassurer Paolo Romani, secrétaire d’Etat aux communications.
En attendant, c’est l’effervescence sur le Web. Vincenzo Vita, député démocrate, souligne que “l’Italie rejoint le club des censeurs aux côtés de la Chine, de l’Iran et de la Corée du Nord” et de nombreux blogueurs ont déjà lancé une campagne nationale sur le thème : “Bas les pattes de la Toile”.
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"Diario del Pendolare" a cura di Sergio Fortini
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